Communauté usages, management, prospective... autour du digital. Publiée par M21.

videoblog de generationp

 

 

 

 

 

 

 
Consommer ne suffit plus pour donner du sens, participer est devenu une exigence !

videoblog de generationp RSS feed

France-Espagne : la confiance envers ses équipiers fait toute la différence !

France-Espagne : je ne sais si vous avez regardé le match de football hier soir mais quel écart, quelle confiance chez les espagnols bien absente chez les Français.

Après seulement quelques minutes de jeu la différence était flagrante. Les espagnols faisaient circuler le ballon à une touche de balle faisant ainsi courir les français derrière. Or comme nous l'ont appris les brésiliens, au football c'est le ballon qui courre, pas les joueurs car il se fatiguera toujours moins vite !

La différence était criante et l'explication bien claire : les espagnols avaient confiance en chacun, ils n'hésitaient pas à se passer le ballon car chaque joueur savait pouvoir compter sur son partenaire. A l'inverse les français portaient le ballon individuellement le plus loin possible, montrant à chacun combien il avait peu confiance en son coéquipier. Or les individualités ne comptaient pas car pris isolément, poste par poste, les français sont aussi bons si non meilleurs que les espagnols mais la confiance leur fait défaut depuis déjà bien longtemps.

L'analogie avec les organisations et le marketing est intéressante : l'information remplace le ballon mais la confiance reste la même, c'est elle qui fait avancer ou non les organisations.
La rapidité de circulation de l'information dans les organisations est proche de celle d'un ballon sur un terrain de football. Celle-ci circulera d'autant mieux et vite que les membres de l'organisation auront un haut degré de confiance dans leurs collègues. A défaut s'ils la retiennent, s'ils tardent à la donner, si la direction ou des instances extérieures doivent intervenir il est facile de comprendre pourquoi l'organisation concernée fonctionne mal.
La relation entre une marque et ses clients relève de la même contrainte : comment faire circuler l'information pour que ceux-ci aient confiance dans la marque. Pourquoi Toyota a tellement tardé à libérer l'information à propos des problèmes rencontrés sur certains véhicules, pourquoi les distributeurs tardent tant à trouver des accords avec les agriculteurs ?

Or à la différence du terrain de football le moyen actuel pour faire circuler l'information existe : ce n'est pas seulement le talent d'individualités mais bien les réseaux. Fixes et mobiles, ces réseaux sont de plus en plus performants et étendus et ils sont à la portée de toutes les organisations. Si le malheur de l'équipe de France n'est pas achevé il serait souhaitable qu'il serve de contre-modèle : le talent des individualités sera toujours moins déterminant que la confiance collective qui émanera du groupe.

France-Espagne : la confiance envers ses équipiers fait toute la différence !

France-Espagne : je ne sais si vous avez regardé le match de football hier soir mais quel écart, quelle confiance chez les espagnols bien absente chez les Français.

Après seulement quelques minutes de jeu la différence était flagrante. Les espagnols faisaient circuler le ballon à une touche de balle faisant ainsi courir les français derrière. Or comme nous l'ont appris les brésiliens, au football c'est le ballon qui courre, pas les joueurs car il se fatiguera toujours moins vite !

La différence était criante et l'explication bien claire : les espagnols avaient confiance en chacun, ils n'hésitaient pas à se passer le ballon car chaque joueur savait pouvoir compter sur son partenaire. A l'inverse les français portaient le ballon individuellement le plus loin possible, montrant à chacun combien il avait peu confiance en son coéquipier. Or les individualités ne comptaient pas car pris isolément, poste par poste, les français sont aussi bons si non meilleurs que les espagnols mais la confiance leur fait défaut depuis déjà bien longtemps.

L'analogie avec les organisations et le marketing est intéressante : l'information remplace le ballon mais la confiance reste la même, c'est elle qui fait avancer ou non les organisations.
La rapidité de circulation de l'information dans les organisations est proche de celle d'un ballon sur un terrain de football. Celle-ci circulera d'autant mieux et vite que les membres de l'organisation auront un haut degré de confiance dans leurs collègues. A défaut s'ils la retiennent, s'ils tardent à la donner, si la direction ou des instances extérieures doivent intervenir il est facile de comprendre pourquoi l'organisation concernée fonctionne mal.
La relation entre une marque et ses clients relève de la même contrainte : comment faire circuler l'information pour que ceux-ci aient confiance dans la marque. Pourquoi Toyota a tellement tardé à libérer l'information à propos des problèmes rencontrés sur certains véhicules, pourquoi les distributeurs tardent tant à trouver des accords avec les agriculteurs ?

Or à la différence du terrain de football le moyen actuel pour faire circuler l'information existe : ce n'est pas seulement le talent d'individualités mais bien les réseaux. Fixes et mobiles, ces réseaux sont de plus en plus performants et étendus et ils sont à la portée de toutes les organisations. Si le malheur de l'équipe de France n'est pas achevé il serait souhaitable qu'il serve de contre-modèle : le talent des individualités sera toujours moins déterminant que la confiance collective qui émanera du groupe.

Taxation et Soutien à l'industrie : l'exemple du textile et de l'habillement

Difficile de ne pas être d'accord avec l'approche volontariste du gouvernement pour soutenir tel secteur industriel. Hier la pêche ou l'automobile et plus récemment l'industrie textile. Or si le projet est intéressant il est à chaque fois assis sur une nouvelle taxation.
Hier sur la consommation de poissons et maintenant de même pour soutenir l'industrie textile : "Le Bulletin Officiel des Douanes n° 6850 du 10 février 2010 a publié
une circulaire concernant la taxe pour le développement des industries
françaises de l'habillement. Son taux est fixé à 0,07 %".

C'est sûrement le principal reproche qui puisse être fait à ce gouvernement : pêcher par précipitation sans vision d'ensemble et d'additionner les solutions à la va-vite comme d'autres les recettes de cuisine : à chaque jour sa recette. Ce n'est sûrement pas comme cela que l'on fait de la grande cuisine.

Taxation et Soutien à l'industrie : l'exemple du textile et de l'habillement

Difficile de ne pas être d'accord avec l'approche volontariste du gouvernement pour soutenir tel secteur industriel. Hier la pêche ou l'automobile et plus récemment l'industrie textile. Or si le projet est intéressant il est à chaque fois assis sur une nouvelle taxation.
Hier sur la consommation de poissons et maintenant de même pour soutenir l'industrie textile : "Le Bulletin Officiel des Douanes n° 6850 du 10 février 2010 a publié
une circulaire concernant la taxe pour le développement des industries
françaises de l'habillement. Son taux est fixé à 0,07 %".

C'est sûrement le principal reproche qui puisse être fait à ce gouvernement : pêcher par précipitation sans vision d'ensemble et d'additionner les solutions à la va-vite comme d'autres les recettes de cuisine : à chaque jour sa recette. Ce n'est sûrement pas comme cela que l'on fait de la grande cuisine.

Paris 2.0 : cinq jours de conférences du 8 au 12 mars (suite)

J'ai reçu un récent commentaire m'indiquant combien le projet de conférences était bancal du fait de son animateur principal. J'ai toujours dû mal à m'associer quand une grande majorité de personnes attaquent un seul homme.

Peut-être pourrions nous suggérer que comme le qu'à l'image du dirigeant de Bernard Krief Consulting qui a su se retirer de la reprise d'Heuliez la personne ici incriminée sache se retirer pour laisser ce beau projet se dérouler car il est nécessaire d'avancer à Paris dans cette voie du 2.0.

Paris 2.0 : cinq jours de conférences du 8 au 12 mars (suite)

J'ai reçu un récent commentaire m'indiquant combien le projet de conférences était bancal du fait de son animateur principal. J'ai toujours dû mal à m'associer quand une grande majorité de personnes attaquent un seul homme.

Peut-être pourrions nous suggérer que comme le qu'à l'image du dirigeant de Bernard Krief Consulting qui a su se retirer de la reprise d'Heuliez la personne ici incriminée sache se retirer pour laisser ce beau projet se dérouler car il est nécessaire d'avancer à Paris dans cette voie du 2.0.

L'Administration électronique : souhaitons que les intentions se réalisent

Difficile de ne pas applaudir aux intentions du gouvernement en matière d'administration électonique et souhaitons que des vœux à la réalité le délai d'attente ne soit pas trop long. Voici les 25 propositions :

1 / Diviser par 10 le nombre de sites Internet de l'Etat pour investir sur ceux répondant aux attentes des usagers.

2 / Améliorer la qualité de service des sites
internet de l'Etat en créant une charte à respecter (niveau de service,
ergonomie, règles d'accès et de sécurité) fondée sur les meilleurs
standards.

3 / Permettre de reconnaître un site officiel et son contenu au premier coup d'oeil.

4 / Systématiser la réutilisation des informations
entre les administrations pour en finir avec la redondance
d'informations hétérogènes ou non mises à jour.

5/ Pouvoir se connecter avec un même authentifiant
à tous les services de l'administration (sous contrôle de l'usager) et
proposer un support d'authentification et de signature électronique.

6/ Rendre accessible par mail 100% des administrations en contact avec le public et s'engager sur un délai de réponse.

7/ Garantir un égal traitement et un service
performant quel que soit le contact sollicité (téléphone, internet,
guichet) en mettant à disposition de l'usager et des agents d'un même
organisme, un compte individuel de l'usager historisant ses échanges
multicanaux.

8/ Faciliter le recours aux documents numérisés en levant les obstacles à la dématérialisation.

9/ Systématiser la possibilité de suivre en ligne l'état d'avancement de ses dossiers.

10/ Généraliser la possibilité de sollicitation par
mail ou par SMS des usagers afin de leur permettre de compléter à
distance leurs dossiers administratifs (pour réduire les délais de
traitement et valoriser les services en ligne).

11/ Généraliser les fonctions de paiement dématérialisé et développer le recours aux factures électroniques.

12/ Permettre la prise de rendez-vous par Internet auprès de tous les services accueillant du public.

13/ Faire connaître en temps réel le temps d'attente à un guichet, depuis Internet ou depuis un téléphone mobile.

14/ Créer des outils de simulation personnalisés du type « à quoi ai-je droit si... »

15/ Proposer en ligne les 10 nouvelles démarches les plus attendues par type de profil usagers (particuliers, professionnels).

16/ Créer un guichet unique pour les usages professionnels sur le modèle de mon.service-public.

17/ Créer un bouquet de services minimum destiné à
être proposé en ligne par les collectivités pour un même niveau d'accès
aux services publics sur le territoire.

18/ Développer des services pro-actifs tels qu'un calendrier des échéances, des alertes personnalisées par mail/SMS.

19/ Créer un laboratoire de test d'usages pour mettre au point et finaliser les services avant leur lancement.

20/ Proposer à l'usager après chaque contact avec l'administration d'évaluer le service rendu en ligne.

21/ Systématiser la possibilité pour l'usager de noter les sites Internet des administrations et rendre public les résultats.

22/ Créer une plateforme d'innovation de services «
Etat lab » permettant aux acteurs tiers de développer des services
innovants à partir des données publiques.

23/ Créer une comm (...)

L'Administration électronique : souhaitons que les intentions se réalisent

Difficile de ne pas applaudir aux intentions du gouvernement en matière d'administration électonique et souhaitons que des vœux à la réalité le délai d'attente ne soit pas trop long. Voici les 25 propositions :

1 / Diviser par 10 le nombre de sites Internet de l'Etat pour investir sur ceux répondant aux attentes des usagers.

2 / Améliorer la qualité de service des sites
internet de l'Etat en créant une charte à respecter (niveau de service,
ergonomie, règles d'accès et de sécurité) fondée sur les meilleurs
standards.

3 / Permettre de reconnaître un site officiel et son contenu au premier coup d'oeil.

4 / Systématiser la réutilisation des informations
entre les administrations pour en finir avec la redondance
d'informations hétérogènes ou non mises à jour.

5/ Pouvoir se connecter avec un même authentifiant
à tous les services de l'administration (sous contrôle de l'usager) et
proposer un support d'authentification et de signature électronique.

6/ Rendre accessible par mail 100% des administrations en contact avec le public et s'engager sur un délai de réponse.

7/ Garantir un égal traitement et un service
performant quel que soit le contact sollicité (téléphone, internet,
guichet) en mettant à disposition de l'usager et des agents d'un même
organisme, un compte individuel de l'usager historisant ses échanges
multicanaux.

8/ Faciliter le recours aux documents numérisés en levant les obstacles à la dématérialisation.

9/ Systématiser la possibilité de suivre en ligne l'état d'avancement de ses dossiers.

10/ Généraliser la possibilité de sollicitation par
mail ou par SMS des usagers afin de leur permettre de compléter à
distance leurs dossiers administratifs (pour réduire les délais de
traitement et valoriser les services en ligne).

11/ Généraliser les fonctions de paiement dématérialisé et développer le recours aux factures électroniques.

12/ Permettre la prise de rendez-vous par Internet auprès de tous les services accueillant du public.

13/ Faire connaître en temps réel le temps d'attente à un guichet, depuis Internet ou depuis un téléphone mobile.

14/ Créer des outils de simulation personnalisés du type « à quoi ai-je droit si... »

15/ Proposer en ligne les 10 nouvelles démarches les plus attendues par type de profil usagers (particuliers, professionnels).

16/ Créer un guichet unique pour les usages professionnels sur le modèle de mon.service-public.

17/ Créer un bouquet de services minimum destiné à
être proposé en ligne par les collectivités pour un même niveau d'accès
aux services publics sur le territoire.

18/ Développer des services pro-actifs tels qu'un calendrier des échéances, des alertes personnalisées par mail/SMS.

19/ Créer un laboratoire de test d'usages pour mettre au point et finaliser les services avant leur lancement.

20/ Proposer à l'usager après chaque contact avec l'administration d'évaluer le service rendu en ligne.

21/ Systématiser la possibilité pour l'usager de noter les sites Internet des administrations et rendre public les résultats.

22/ Créer une plateforme d'innovation de services «
Etat lab » permettant aux acteur (...)

L'ADN de la marque : une nouvelle hérésie du langage ?

TAPIRO---POURQUOI-LA-VACHE--COUV-DEF-copie-1

Il devient difficile de ne pas assister à une réunion de gens  importants sans que les personnes dites les plus sérieuses ne parlent de l'ADN de la marque.

Pour toutes les personnes non averties, ADN signifie selon la définition empruntée au site Futura-Science :

"Acide DésoxyriboNucléique, molécule support de l'information génétique héréditaire. ....
La structure originale de l'ADN, formée de deux brins complémentaires
enroulés en hélice (double hélice), lui permet de se dupliquer en deux
molécules identiques entre elles et identiques à la molécule mère lors
du phénomène de réplication ou duplication. C'est un des constituants des chromosomes. Les gènes sont des segments d'ADN."

La lecture attentive permet de relever les mots les plus marquants : support de l'information génétique héréditaire. Est-ce qu'une marque est génétique c'est à dire que les ajouts nouveaux lui sont inutiles puisque son code génétique est unique et inchangeable ? Ou encore que si l'information transmise est héréditaire, tout est fixé dès l'origine sans qu'aucune modification future ne lui soit permise ?

Je comprends bien les publicitaires qui veulent valoriser l'histoire ou le patrimoine d'une marque mais de-là à évoquer un patrimoine génétique donc intangible qui signifierait écarter toute possibilité d'ajout futur me semble bien superflu.

Une marque est certes le produit d'une histoire, mais une histoire vivante, faite d'interactions permanentes entre l'entreprise, ses consommateurs et toutes les formes de médiation, en premier lieu la presse qui intervient et commente la marque.

Si d'aucuns en viennent parfois à considérer que la marque la plus puissante est celle qui est la plus contrefaite ou encore que les marques n'appartiennent pas seulement à leurs détenteurs juridiques il est aisé de voir que l'idée de l'ADN d'une marque est peut-être profondément réductrice.

L'ADN de la marque : une nouvelle hérésie du langage ?

TAPIRO---POURQUOI-LA-VACHE--COUV-DEF-copie-1

Il devient difficile de ne pas assister à une réunion de gens  importants sans que les personnes dites les plus sérieuses ne parlent de l'ADN de la marque.

Pour toutes les personnes non averties, ADN signifie selon la définition empruntée au site Futura-Science :

"Acide DésoxyriboNucléique, molécule support de l'information génétique héréditaire. ....
La structure originale de l'ADN, formée de deux brins complémentaires
enroulés en hélice (double hélice), lui permet de se dupliquer en deux
molécules identiques entre elles et identiques à la molécule mère lors
du phénomène de réplication ou duplication. C'est un des constituants des chromosomes. Les gènes sont des segments d'ADN."

La lecture attentive permet de relever les mots les plus marquants : support de l'information génétique héréditaire. Est-ce qu'une marque est génétique c'est à dire que les ajouts nouveaux lui sont inutiles puisque son code génétique est unique et inchangeable ? Ou encore que si l'information transmise est héréditaire, tout est fixé dès l'origine sans qu'aucune modification future ne lui soit permise ?

Je comprends bien les publicitaires qui veulent valoriser l'histoire ou le patrimoine d'une marque mais de-là à évoquer un patrimoine génétique donc intangible qui signifierait écarter toute possibilité d'ajout futur me semble bien superflu.

Une marque est certes le produit d'une histoire, mais une histoire vivante, faite d'interactions permanentes entre l'entreprise, ses consommateurs et toutes les formes de médiation, en premier lieu la presse qui intervient et commente la marque.

Si d'aucuns en viennent parfois à considérer que la marque la plus puissante est celle qui est la plus contrefaite ou encore que les marques n'appartiennent pas seulement à leurs détenteurs juridiques il est aisé de voir que l'idée de l'ADN d'une marque est peut-être profondément réductrice.

Paris 2.0 : cinq jours de conférences à ne pas rater du 8 au 12 mars

Image 2
Après LeWeb3 de Loïc Le Meur il faut se féliciter de cette nouvelle initiative de professionnels de la communication. L'objectif de Paris 2.0 est de rassembler dans la capitale les personnes (essentiellement parisiennes toutefois) les plus intéressantes sur les interactions à venir entre Internet et les enjeux de la communication et du marketing.

Un grand bravo à Jeremy Dumont dont l'énergie n'a d'égale que la force de conviction pour faire bouger les lignes, ... et surtout les gens.

Je ne peux que vous encourager à vous rendre à ce rendez-vous au prix volontairement très attractif ce qui est très bien vu de la part des organisateurs.

Je me permets toutefois deux modestes commentaires à propos des sujets choisis sur les médias et le marketing.

1. Non les médias sociaux ne vont pas de la médiation à l'intermédiation mais au contraire ils doivent faire le chemin inverse. L'intermédiation réalise la seule mise en contact avec une rémunération adaptée, le plus souvent calculée en pourcentage. C'est le cas des agents immobiliers, financiers ou artistiques.

A l'inverse les entreprises de conseil (publicité, études de marché, conseil) cherchent à nourrir la médiation avec une valeur ajoutée intellectuelle qui n'est plus calculée avec un seul pourcentage mais bien avec des honoraires au temps passé. C'est toujours le cas de l'édition dans l'industrie du livre comme je l'évoquais il y a déjà quelques mois.

La différence est importante car elle marque le passage de l'intermédiation commerciale à la médiation intellectuelle et effectivement les médias sociaux auront à choisir entre médiation et intermédiation.

2. Un important professeur de marketing, Bernard Cova, a rédigé un livre remarqué et justement intitulé, Au-delà du marché, quand le lien importe plus que le bien. Il est dommage que la conférence sur le marketing ne s'inspire pas de cette juste prédiction et lui préfère pour la conférence de mardi : "la marque sur les réseaux sociaux : au delà des biens, le bien commun".

Enfin ma petite suggestion pour les évènements à venir : il serait peut-être souhaitable que ceux-ci s'ouvrent  plus au monde de la recherche et de l'université pour les rendre encore plus attractifs et transversaux. Les efforts fournis par les gouvernements et les écrits fréquemment publiés doivent aussi se retrouver dans la réalité : les praticiens et les chercheurs doivent apprendre à s'interpeller plus dans ce type de forums. Ces rencontres seront les bienvenues car enrichissantes et découvreuses de nouveaux talents comme de nouveaux sujets de réflexion.

Paris 2.0 : cinq jours de conférences à ne pas rater du 8 au 12 mars

Image 2
Après LeWeb3 de Loïc Le Meur il faut se féliciter de cette nouvelle initiative de professionnels de la communication. L'objectif de Paris 2.0 est de rassembler dans la capitale les personnes (essentiellement parisiennes toutefois) les plus intéressantes sur les interactions à venir entre Internet et les enjeux de la communication et du marketing.

Un grand bravo à Jeremy Dumont dont l'énergie n'a d'égale que la force de conviction pour faire bouger les lignes, ... et surtout les gens.

Je ne peux que vous encourager à vous rendre à ce rendez-vous au prix volontairement très attractif ce qui est très bien vu de la part des organisateurs.

Je me permets toutefois deux modestes commentaires à propos des sujets choisis sur les médias et le marketing.

1. Non les médias sociaux ne vont pas de la médiation à l'intermédiation mais au contraire ils doivent faire le chemin inverse. L'intermédiation réalise la seule mise en contact avec une rémunération adaptée, le plus souvent calculée en pourcentage. C'est le cas des agents immobiliers, financiers ou artistiques.

A l'inverse les entreprises de conseil (publicité, études de marché, conseil) cherchent à nourrir la médiation avec une valeur ajoutée intellectuelle qui n'est plus calculée avec un seul pourcentage mais bien avec des honoraires au temps passé. C'est toujours le cas de l'édition dans l'industrie du livre comme je l'évoquais il y a déjà quelques mois.

La différence est importante car elle marque le passage de l'intermédiation commerciale à la médiation intellectuelle et effectivement les médias sociaux auront à choisir entre médiation et intermédiation.

2. Un important professeur de marketing, Bernard Cova, a rédigé un livre remarqué et justement intitulé, Au-delà du marché, quand le lien importe plus que le bien. Il est dommage que la conférence sur le marketing ne s'inspire pas de cette juste prédiction et lui préfère pour la conférence de mardi : "la marque sur les réseaux sociaux : au delà des biens, le bien commun".

Enfin ma petite suggestion pour les évènements à venir : il serait peut-être souhaitable que ceux-ci s'ouvrent  plus au monde de la recherche et de l'université pour les rendre encore plus attractifs et transversaux. Les efforts fournis par les gouvernements et les écrits fréquemment publiés doivent aussi se retrouver dans la réalité : les praticiens et les chercheurs doivent apprendre à s'interpeller plus dans ce type de forums. Ces rencontres seront les bienvenues car enrichissantes et découvreuses de nouveaux talents comme de nouveaux sujets de réflexion.

La médiation : une exigence aussi tangible sur Internet

Qui n'a jamais pensé que l'intermédiaire était en trop, inutile et à un coût qui pourrait être évité. Depuis longtemps c'est le rêve de tout producteur de toucher directement son consommateur en se passant, qui du journaliste forcément inutile car il déforme la réalité, de l'agence de publicité qui coûte trop cher pour bien communiquer sur un produit qui se vendrait tout seul et bien sûr ne pas pouvoir empêcher l'échec du produit mal conçu.

J'arrête cette litanie de critiques qu'un consultant estimé, Régis McKenna, avait déjà envisagé dans un article devenu célèbre, "Marketing is everything" en 1991. Selon l'auteur les débuts des bases de données allaient permettre de personnaliser son offre au point de pouvoir se séparer des intermédiaires inutiles précités. Il n'en fut rien et pourtant les entreprises de production ont continué de caresser ce rêve cette fois avec Internet.

En 1997, Unilever lançait le magazine puis le site pourtoutvousdire.com afin de communiquer directement auprès de ses consommatrices; quelques années plus tard Danone proposait danoneetvous.com et dernièrement les salariés d'Yves Rocher concevait les végetaliseurs.com sur un mode participatif autour du développement durable.

Quelques années plus tard les trois industriels ont cédé leurs sites, qui à des agences de publicité (Y&Rubicam pour danone et vous, et Publicis pour le site d'Unilever) qui à des agences du web, (Conscient Networks pour les végétaliseurs).  

Le constat est le même qu'au début des années 1990 : la médiation est nécessaire et les producteurs ne savent pas gérer dans la durée des sites/magazines d'information. C'est un métier distinct, nécessaire aux fabricants pour valoriser leur production mais qui nécessite un regard différent, une posture décalée parfois une certaine liberté de ton qui n'existe finalement que chez un médiateur.

Il est possible de suggérer que le contact direct entre un fabricant et son consommateur requière toujours une certaine dose d'indépendance pour durer. C'est rassurant pour les médiateurs qui doivent en contrepartie comprendre que cette indépendance oblige à toujours innover pour précéder plus que suivre les producteurs.

La médiation : une exigence aussi tangible sur Internet

Qui n'a jamais pensé que l'intermédiaire était en trop, inutile et à un coût qui pourrait être évité. Depuis longtemps c'est le rêve de tout producteur de toucher directement son consommateur en se passant, qui du journaliste forcément inutile car il déforme la réalité, de l'agence de publicité qui coûte trop cher pour bien communiquer sur un produit qui se vendrait tout seul et bien sûr ne pas pouvoir empêcher l'échec du produit mal conçu.

J'arrête cette litanie de critiques qu'un consultant estimé, Régis McKenna, avait déjà envisagé dans un article devenu célèbre, "Marketing is everything" en 1991. Selon l'auteur les débuts des bases de données allaient permettre de personnaliser son offre au point de pouvoir se séparer des intermédiaires inutiles précités. Il n'en fut rien et pourtant les entreprises de production ont continué de caresser ce rêve cette fois avec Internet.

En 1997, Unilever lançait le magazine puis le site pourtoutvousdire.com afin de communiquer directement auprès de ses consommatrices; quelques années plus tard Danone proposait danoneetvous.com et dernièrement les salariés d'Yves Rocher concevait les végetaliseurs.com sur un mode participatif autour du développement durable.

Quelques années plus tard les trois industriels ont cédé leurs sites, qui à des agences de publicité (Y&Rubicam pour danone et vous, et Publicis pour le site d'Unilever) qui à des agences du web, (Conscient Networks pour les végétaliseurs).  

Le constat est le même qu'au début des années 1990 : la médiation est nécessaire et les producteurs ne savent pas gérer dans la durée des sites/magazines d'information. C'est un métier distinct, nécessaire aux fabricants pour valoriser leur production mais qui nécessite un regard différent, une posture décalée parfois une certaine liberté de ton qui n'existe finalement que chez un médiateur.

Il est possible de suggérer que le contact direct entre un fabricant et son consommateur requière toujours une certaine dose d'indépendance pour durer. C'est rassurant pour les médiateurs qui doivent en contrepartie comprendre que cette indépendance oblige à toujours innover pour précéder plus que suivre les producteurs.

Apple : une entreprise détestable ? Non car elle maintient un lien fort avec ses différents publics !

En réponse à mon ami Stéphane Truphème et à son interrogation sur l'empathie réelle d'Apple j'ai essayé de montrer que la capacité de la marque à la pomme de considérer avec talent ses différents publics lui permet de conserver un haut degré de fidélité.

Non Apple n'est pas une marque détestable car elle sait rester proche de ses différent publics grâce à une approche particulière pour chacun :
1. Les déveleloppeurs :  elle conserve un fort niveau affectif (150.000 applications sur iphone)
2. Les médiateurs (presse & influenceurs) : sa capacité à créer la différence et à surprendre grâce au beau (l'esthétique) est intacte (i.e le lancement de l'ipad).
3. Les consommateurs : l'ouverture des boutiques, les blogs & forums spécialisés démontrent l'existence d'une empathie et d'un échange réel avec le siège.
4. Les analystes financiers : qui aurait parié qu'Apple (le hardware) vaudrait plus en Bourse que Google ?
Ce quadruple constat convergent ne signifie pas qu'ils ne doivent s'améliorer mais Apple reste une entreprise capable de communiquer de manière adéquate avec ses différents publics. C'est la confirmation de la théorie de management de l'alignement et qu'ils pratiquent à merveille depuis un sommet très concentré jusqu'à une base évasée et pourtant toujours aussi fidèle.
Du grand art !
La question mérite alors d'être posée : quel degré de participation devront-ils autoriser, quand et pourquoi ?

Syndiquer le contenu
www.gersbach.net www.troisfourmis.com